Les vautours sont l’équipage de nettoyage de la nature: il faut les conserver

By | 8 December 2012
Ces oiseaux constitue une source importante de revenu chez nos voisins (le tourisme ornithologique), les birdwatcheur de toute
l’Europe visitent l’Espagne pour observer ces oiseaux. Et nous ? Nous persécutons
nos oiseaux, et nous publions des information erronées sur ils. voir
ci-dessus.

ici: Gyps fulvus et Gyps rueppellii  (Photo: Stephen Daly/Andalucian Guides)

 

Le 15 novembre dernier avait parut sur le site arabophone Hespress un article intitulé : “Des vautours sèment la panique dans un douar de la région de Ouazzane“. Malheureusement l’article contenait beaucoup d’informations inexact concernant la taille et la dangerosité des oiseaux en question, et aussi à propos de la panique que leur apparition aurait semé parmi les habitants de la région.
L’info publié et rédigée de la sorte avait suscité bon nombres de commentaires négatifs et erronés qui
faisaient apparaître une ignorance généralisé concernant les spécificités comportementales et écologique des vautours. Ainsi, il est important de rappeler que ce genre d’oiseaux n’attaque presque jamais d’animaux en bonne santé. Bien au contraire, ses proies sont pour la plupart blessées ou déjà mortes dans la majorité des cas.
Le Vautour fauve (Gyps fulvus) persécuté par
les élèves dans la région de Ouazzane en novembre 2012.
Photo: Ouezzane Dar Dmana
Nous vous proposons de brefs résumés et éclairages à propos de ce genre de vautours qui vivent dans notre royaume ainsi que du rôle important qu’ils jouent dans le système écologique.
Les vautours sont des rapaces munis de grandes ailes d’une large envergure. Leur nutrition basée sur les
carcasses et cadavres d’animaux morts fait qu’ils volent dans de grandes hauteurs pour localiser leurs repas. Les muscles de leurs ailes sont faibles par rapport à leurs poids total, c’est la raison pour laquelle les vautours utilisent les courants d’air chaud pour planer. C’est pour cette raison que ces oiseaux sont peu actifs le matin. Beaucoup d’espèces de vautours ont un crane dégarni, d’autres ont un cou assez long. Leurs griffes sont relativement courtes. Tous les vautours sont des charognards, et une espèce d’entre eux mange les os en particulier. C’est pour ces raisons que ces nettoyeurs de la nature sont spécialement exposés à l’empoisonnement et à la persécution. La majeur partie des diverses espèces de vautours sont rares et menacés d’extinction. Les tuer est un acte illégal.
Au Maroc vivaient 5 espèces de vautours nicheurs, mais la plupart ont disparut à cause l’empoisonnements et de persécutions de l’homme. En voici la liste:
Le Gypaète barbue (Gypaetus barbatus): a disparut en Tunisie et devenu très rare en Algérie. Au
Maroc, il a disparu du Rif, du Plateau Central et au Moyen Atlas mais continue à survivre dans le Grand Atlas (moins de 10 couples). Le Gypaète mange la moelle des os. Pour y accéder cet oiseau lâche l’os d’une grande hauteur afin qu’il se brise sur des rochers, la même manœuvre est aussi pratiquée pour
briser la carapace de tortues dont il est aussi friand.
Gypaetus barbatus, Photo: Clive Finlayson / Finlayson Nature Photography
Le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus): avec le Gypaète barbue, c’est la seule espèce de vautour qui niche et se reproduit encore au Maroc, mais la population reproductrice est très réduite. Il est à noter qu’un grand nombre d’oiseaux migrateurs transitent par le Maroc en venant d’Europe pendant la période de la migration.
Neophron percnopterus, Photo: Clive Finlayson / Finlayson Nature Photography

 

 

Le Vautour charognard (Necrosyrtes monachus): cet oiseau vie principalement en Afrique subsaharienne bien qu’il ait fait quelques apparition dans le sud du Maroc dans la région de Oued Edahab. Il est a noter qu’il est appelé ‘ramasseur d’ordures’ par les habitants locaux.
Necrosyrtes monachus, Photo: Gabriel Buissart / Wikipedia Commons

 

 

Le Vautour fauve (Gyps fulvus): a probablement disparut en tant que nicheur. Ses effectifs ont considérablement chuté durant le siècle dernier pour cause de persécutions et d’empoisonnements. Les survivants continuent à transiter deux fois par an par le Maroc en venant d’Europe de France et d’Espagne a destination d’Afrique subsaharienne. Les soixante vautours observés (dont 1 ou 3 tués)
dans la région de Ouazzane sont de cette espèce.

 

Gyps fulvusPhoto:  Rachid El Khamlichi
Le Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii): vie principalement en Afrique subsaharienne, mais transite par le Maroc parfois en compagnie des vautours fauves à destination d’Espagne, comme ces 3 individus observés prés d’Aousserd (Awserd).
Gyps rueppellii, Photo : Javier Elorriaga
Le Vautour Oricou (Torgos tracheliotos): a complètement disparut du Maroc, d’Algérie et de la Tunisie. Quand il vivait encore au Maroc on le trouvait principalement dans le Plateau
Central; en Moyen Atlas ainsi qu’au Sahara.
Torgos tracheliotos, Photo: Roland Bischoff / Arkive.org

 

Le Vautour moine (Aegypius monachus): nichait autrefois dans la région de Tanger avant de s’éteindre complètement. De temps en temps quelques individus de la population ibérique (principalement de d’Espagne) traversent le détroit de Gibraltar vers le Maroc.
Aegypius monachus, Photo: Stephen Daly / Andalucian Guides

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